WKND 91.9 FM

Les Amants De L'aube

Mathieu Lippe

Diffusé précédemment

Lancer la Web radio Lancer la Web radio

FUSILLADE À QUÉBEC : TOUS LES DÉTAILS

Deux personnes ont ouvert le feu dans le Centre culturel islamique de Québec hier soir, tuant six personnes et en blessant huit autres. La police a érigé un grand périmètre de sécurité autour des lieux.


Les suspects seraient Alexandre Bissonnette et Mohamed Khadir. Ils ne sont pas connus des policiers.


La Sûreté du Québec invite quiconque aurait de l'information à propos de cette histoire à appeler au numéro suivant : 1-800-659-4264.


Le Journal de Québec rapporte les nationalités des victimes. Il y aurait un Algérien, un Marocain, un Tunisien et deux citoyens d’un pays d’Afrique noire.


Le CHU de Québec a tenu un point de presse à 7h45 ce matin pour tracer un bilan partiel. Cinq personnes sont hospitalisées à l'hôpital de l'Enfant-Jésus dont trois dans un état critique. Les deux autres sont dans un état plus stable. 14 personnes ont obtenu leur congé de l’hôpital au cours de la nuit.


L’Université Laval a présenté un point de presse à 8h30 dans lequel le recteur Denis Brière a offert ses condoléances aux familles des victimes. Le vice-recteur Éric Bauce a répondu aux questions des journalistes. Il a précisé que les mesures de sécurité ont été augmentées sur le campus. Il n’a toutefois pas confirmé que les deux suspects sont des étudiants de l’Université.


La SQ et les autres corps policiers parleront à 9h.


Régis Labeaume devrait aussi reprendre la parole en fin d’avant-midi.


Un périmètre de sécurité est encore en place dans le secteur Quatre-Bourgeois et Chemin Sainte-Foy, près de l’autoroute Henri IV. La circulation sera difficile dans le secteur toute la journée même si le périmètre a été réduit au cours des dernières minutes.




Premier appel peu avant 20h


Les policiers ont reçu un premier appel vers 19h55 hier soir, faisant état que des coups de feu avaient été entendus à la mosquée de Québec.


Deux suspects ont ensuite rapidement été arrêtés. Un de deux hommes a été arrêté à proximité de la mosquée tandis que l'autre a été épinglé près du pont de l'île d'Orléans. Ce dernier a contacté les autorités lui-même pour se livrer. Il attendait les policiers dans son véhicule, une Mitsubishi grise qui contenait au moins une arme.


Ils sont détenus et seront interrogés par les enquêteurs. Rien ne porte à croire qu'il y aurait d'autres suspects en fuite.


Des perquisitions ont eu lieu à Cap-Rouge, sur la rue du Tracel, et dans une résidence près du Centre culturel islamique touché.


Radio-Canada rapporte que les deux suspects sont des étudiants de l'Université Laval.


Le gouvernement du Québec a confirmé que la tragédie était "un acte terroriste".


La Sûreté du Québec a aussi indiqué que l'événement était "traité comme un attentat terroriste". La porte-parole de la SQ a ajouté que 39 personnes n'avaient pas été atteintes par les balles des tireurs. Plusieurs survivants ont été transportés à l'aréna de Sainte-Foy.


La Structure de gestion policière intégrée contre le terrorisme a été déployée. Elle regroupe la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal, et travaille pour cette occasion avec la police de Québec.


Cliquez ici pour écouter certains extraits de notre émission spéciale d'hier soir et de ce matin.


Sous contrôle à 22h45


Le SPVQ a indiqué sur son compte Twitter que la situation était sous contrôle vers 22h45.


Philippe Couillard, a été accompagné en point de presse par le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux et par le maire de Québec Régis Labeaume vers 1h30. Il a lancé un message de solidarité à la communauté musulmane du Québec en leur disant qu'elle était chez elle et qu'elle était la bienvenue chez elle. Il a rappelé que la sécurité de la population demeurait la priorité du gouvernement. Il a indiqué que la sécurité autour des lieux de culte avait été renforcée partout au Québec.


Le maire Labeaume a fait état d'un crime "crapuleux". Selon lui, personne ne doit payer de sa vie en raison de sa race, de son orientation sexuelle ou de ses croyances religieuses. Il a appelé la population à participer aux nombreuses vigiles, dont celle qui doit se dérouler ce soir à l'ancienne église Notre-Dame-de-Foy.


Une communauté secouée


Le président du Centre culturel islamique Mohammed Yangui a indiqué aux journalistes que la tuerie était survenue lors de la prière du soir, un événement qui attire entre 60 et 100 personnes, le dimanche.


La mosquée située sur le chemin Sainte-Foy avait fait l'objet de menaces par le passé. En juin dernier, une tête de porc emballée dans un paquet avait été déposée à l'entrée de l'édifice. Trois semaines plus tard, une lettre islamophobe intitulée "Qu'est-ce qui est le plus grave: une tête de porc ou un génocide" a été distribuée dans les environs.


Une femme qui réside près de la mosquée a soutenu que les relations entre les musulmans et le quartier étaient bonnes.


Réactions des politiciens


Le premier ministre Philippe Couillard a écrit sur son compte Twitter: "À la suite cet acte terroriste, j'ai demandé à l'#assnat de mettre en berne notre drapeau du #Québec". Plus tôt, le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux avait annoncé que "la structure de gestion policière contre le terrorisme avait été déployée".


Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a aussi fait part de sa peine dans un communiqué en fin de soirée et a évoqué explicitement un acte terroriste. Il a écrit "C'est avec un sentiment de choc, de tristesse et de colère que j'ai appris qu'une fusillade tragique et mortelle avait eu lieu ce soir, au Centre culturel islamique de Québec. Nous condamnons cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge."


La tuerie est un acte terroriste qui aurait été très difficile à prévenir selon le premier ministre Philippe Couillard.


Même si les élus qui ont pris la parole hier soir ont tour à tour salué le travail des policiers et assuré que la priorité était la sécurité de la population, le premier ministre a admis qu'on ne peut entièrement protéger les citoyens contre ce genre d'attaque.


Le premier ministre et le maire ont tenu à manifester à la communauté musulmane leur solidarité et leur soutien dans cette épreuve.